Ouverture
Les mots ont tari depuis longtemps en ce qui me concerne, je ne m'en cache pas. En fait, je ne suis même pas certain qu'ils aient pu s'écouler convenablement de mon esprit.
Par nostalgie, ou par simple curiosité, je me suis amusé à parcourir les quelques histoires écrites il y a quelques années de cela. Grand était mon trouble de me replonger dans un passé, pas si lointain, mais où j'étais tellement... différent.
Mon esprit était plein de fantasmagories, d'histoires qui me berçaient en permanence. Je m'identifiais à ces légendes, et je voulais que ma vie y ressemble. Ces histoires que j'écrivais étaient bel et bien des rêves éveillés et des allégories de certains moments de ma vie.
Qu'est-ce qui a changé ?
Tout.
Je suis entré dans la période néfaste où la vie est réglée aussi précisément que la badgeuse qui marque l'heure d'arrivée et de départ du bureau. Où le chemin qui mène du travail à l'appartement est sans surprise ni travers, où chaque gravier demeure à sa place.
Je ne rêve plus.
Le rêve c'est comme un feu, il faut mettre du petit bois pour faire un départ convenable, mais il faut des grosses buches à la suite pour le garder en vie.
RépondreSupprimerIl ne reste plus qu'à toi à trouver où rallumer le foyer et où trouver le combustible.
Je comprends très bien ce que tu exprimes dans ce billet, je me désole aussi de ne plus être capable d'écrire comme quand j'étais jeune...L'envie est toujours tapie quelque part, mais l'inspiration s'est tarie, quelque chose s'est tu ou vidé. Peut être sommes nous simplement devenus adultes et avons perdu, par là même, ce ferment qui menait à l'écriture...
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