J'ai un aveu à vous faire
Vous connaissez l'histoire du clown Paillasse ? C'est celle qui résume le mieux ce qui se passe dans ma tête et dans mon interface. Parce que oui, je vis en interface. Je suis branché sur une plateforme qui prend le pas de plus en plus sur cette réalité.
Je déconne virtuellement, et dans la vraie vie je suis réservé. Effacé. Mais on s'y fait à la longue. Dites-vous que j'étais pire que ça avant.
On s'approche des une heure du matin, et je n'ai pas sommeil. Je n'ai pas envie de traîner, tout à l'heure je me lève tôt pour aller travailler. Ah ! Le "travail"...
Voilà sept ans que je pourris sur ma chaise, fixant l'ordinateur et tuant le temps à poster des conneries sur des réseaux sociaux. J'ai dépassé les 250 amis sur Facebook, et pourtant mon téléphone ne sonne jamais. Je m'en cogne, je trouve ça juste quelque peu ironique. Cette vie fait un pied de nez à tous ces gens qui pensent sincèrement que vivre en interface les nourrit.
Marrant.
Ça fait maintenant 12 ans que je vis en interface, et l'addiction n'est pas prête de partir. je ne me sens pas nourris, mais je ne suis pas prêt de me débrancher de sitôt.
Une heure et une minute.
Cette salope gémit encore dans ma tête, depuis tout ce temps qu'elle est partie. Mais les gémissements ressemblent à des soupirs au fond d'un tunnel, il y a du progrès. D'ici peu de temps elle sortira de ma tête à tout jamais.
Une heure quatre.
Là tout de suite j'ai envie d'effacer tout ce que je viens d'écrire. Dans quelques heures je me demanderais pourquoi j'ai déblatéré toutes ces bêtises. À chaud je me réponds à moi-même qu'il fallait que ça sorte, et qu'il serait temps que tu mettes de l'ordre dans ta tête et dans ta vie.
Une heure six.
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