Beat Generation et Beatniks
La Beat Generation est, à l’origine, un cercle littéraire fondé par Jack Kerouak au début des années 50. Ce qui était au début un qualificatif pompeux d’artistes maudits est devenu au fil du temps un mouvement culturel à part entière, et une génération de baroudeurs à la créativité spontanée et prolifique, rejetant la société de consommation florissante des Etats Unis des 30 Glorieuses.
Le terme de Beat avait la connotation de « fatigué », mais Jack Kerouac préférait y associer la notion de « upbeat », à savoir « air de musique » ou bien « beatific » : béatifique, qui correspond dans son sens premier à une vision humaine du divin.
Ce qui caractérisait ce mouvement était avant tout le désir de dépasser les limites de la liberté d’expression et une revendication poussée de leur anticonformisme. Et à côté de cela une recherche profonde au niveau de la spiritualité, ce qui poussaient les membres de la Beat Generation à chercher des influences du côté de religions telles que le Bouddhisme ou le Judaïsme, entre autres.
Ce mouvement influencera par la suite des sous-cultures telles que les Hippies ou les Punks.
C’est en 1958 que le terme *Beatnik* fait son apparition. Il découle de la Beat Generation et du satellite russe Sputnik lancé depuis peu, un qualificatif censé illustrer le côté on ne peut plus marginal de cette communauté et en même temps agiter le spectre du communisme. Cela constituait une sorte de contre attaque de la presse à l’encontre d’un courant littéraire prenant de l’ampleur. Les Beatnik représentent l’aspect le plus superficiel de ce courant, et cela a conduit à la parution de parodies stéréotypées qui ont considérablement discrédité la Beat Generation.
Les Beatnik ont fortement contribué à l’absorption de la Beat Generation par la société américaine de l’époque, étouffant dans son élan une volonté de contrecarrer la naissance du consumérisme de masse à l’américaine en l’assimilant.
Commentaires
Enregistrer un commentaire