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Affichage des articles du 2012

I Goth My World

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 Paris, Strasbourg, Hildesheim... Pendant un an, les réalisateurs ont arpenté les festivals, les clubs et les boutiques des deux côtés du Rhin, pour rencontrer les amateurs de rock gothique. Chancy, 17 ans, conquis par la nouvelle tendance cyber, s'habille de couleurs fluos et s'entraîne pour devenir danseur professionnel. Katmi, Franco-Allemande de 34 ans, se rattache plutôt à la tendance médiévale et regrette l'engouement croissant pour l'électro. Le Boucanier, un cadre supérieur de 48 ans, est l'un des plus anciens organisateurs de soirées gothiques à Paris, et l'un des plus reconnus. Ces trois portraits, représentant trois générations, illustrent l'évolution et la diversité d'un mouvement qui a su conquérir des dizaines de milliers de fans, et séduit même plus largement, comme en témoignent les films de Tim Burton ou les emprunts de Jean Paul Gaultier au look de cuir noir. Ce n'est pas comme si je m'attendais au pire en r...

Beat Generation et Beatniks

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La Beat Generation est, à l’origine, un cercle littéraire fondé par Jack Kerouak au début des années 50. Ce qui était au début un qualificatif pompeux d’artistes maudits est devenu au fil du temps un mouvement culturel à part entière, et une génération de baroudeurs à la créativité spontanée et prolifique,  rejetant la société de consommation florissante des Etats Unis des 30 Glorieuses. Le terme de Beat avait la connotation de « fatigué », mais Jack Kerouac préférait y associer la notion de « upbeat », à savoir « air de musique » ou bien « beatific » : béatifique, qui correspond dans son sens premier à une vision humaine du divin. Ce qui caractérisait ce mouvement était avant tout le désir de dépasser les limites de la liberté d’expression et une revendication poussée de leur anticonformisme. Et à côté de cela une recherche profonde au niveau de la spiritualité, ce qui poussaient les membres de la Beat Generation à chercher des influences du côté de religions telles que le Boud...

Réseaux (?) sociaux (?)

Attention, le message qui va suivre comporte un nombre important de parenthèses et de non-sens. Les personnes qui me connaissent (peu) et me côtoient (rarement) savent le temps que je passe sur les réseaux sociaux. À savoir, énormément de temps à publier plus de conneries trouvées un peu partout (y compris dans mon esprit dérangé) que de photographies personnelles. J'ai peut-être un peu de mal à me l'avouer (heureusement que ma femme ne se prive pas de me le dire), mais je subis une grave addiction à ces réseaux sociaux qui non seulement parasitent mon temps libre et/ou de travail, mais parasitent également le temps que je devrais consacrer à la réflexion et à l'avancement de mes projets. (Cool, une notification !) Dans ma situation, je serais en droit de me demander quels bénéfices je peux donc bien tirer du temps que je consacre à ces réseaux sociaux. Après tout, je ne fais partie d'aucun cercle. Le seul appel téléphonique que je reçois provi...

Lustmord

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Dans le domaine du dark ambiant que j’affectionne, parce que le dark ambiant, c’est dark, ça fait peur la nuit, et ça impressionne les filles ; je profite de l’occasion pour vous parler de l’un des piliers du genre. Et c’est d’un gallois dont il s’agit, Brian Williams, et de son projet : Lustmord. Traduisez Lustmord par « meurtre sadique », en allemand ou suédois. Histoire de vous faire une idée, une première impression. C’est en 1981 que l’album éponyme sort, mais cette période est surtout marquée par des collaborations avec d’autres artistes du genre industrial noise, comme le groupe australien SPK de Graeme Revell, ou plus récemment avec le groupe Tool. L’expérimentation sonore de Williams partait du principe de la prise de son en field recording, qui consiste à enregistrer les sons d’un environnement extérieur précis comme la ville, la campagne, ou bien une fête. Pour Lustmord, c’était plus joyeux : les prises de sons se faisaient dans des caves, des cryptes et même d...

Un thé chaud ?

Excusez le titre, je traverse une période creuse en matière d'inspiration comme vous le savez déjà. Alors pendant que l'eau chauffe, j'aimerais en profiter pour déblatérer des conneries. Oh mais que vois-je ? Un bout de galette. Il y a longtemps, je pensais que le pire signe de mépris que l'on pouvait avoir pour sa vie professionnelle était de faire la grosse commission et de ne pas tirer la chasse d'eau. Ou du moins c'est ainsi que je comparaissais ce bureau aux odeurs suspectes de parfums dispendieux et de crèmes pour le visage antirides inefficaces. Au fil du temps je me suis mis à avoir de l'affection pour ce tableau quotidien, ce vaudeville permanent qui se jouait sous mes yeux chaque jour passant. Le tableau a évolué bien sûr, la peinture s'en allant en croûtes épaisses. Ah, l'eau a bouilli. Excusez-moi. Un sucre et demi. Voilà qui est fait. Tiens, comme c'est amusant. Cette alchimie du sucre en morceau qui s'ef...