Faux tographes et vraies pulsions

Hier à la brocante de la Cité à Limoges, je tombe sur un livre qui traite de l'histoire de la photo, un livre ancien. J'ouvre une page au hasard, et je tombe sur une série de photos de nu datant du début du 20e siècle.

Il y a une espèce de chasse aux "faux-tographes" lancée par des photographes gardiens de la bonne morale et des modèles vertueuses.

Mon avis est que la photographie a servi dès ses débuts à illustrer l'érotisme et la sensualité, voire la pornographie. Les applications et les styles ont évolué avec le temps, mais cette tendance a toujours perduré.

Et le numérique fit son apparition, démocratisant l'art très fermé de la photographie et ouvrant la voie à de nombreux amateurs qui se sont très vite proclamés photographes, dont votre serviteur.

L'économie de marché ayant fait son ouvrage dans ce domaine, les photographes et les modèles se livrent à une rude concurrence, allant parfois jusqu'aux coups bas et à la dénonciation calomnieuse. La passion n'entrant plus en ligne de compte.

Et c'est sur internet que cette bataille s'affiche le plus. Les fora de dénonciation et les groupes et pages sur Facebook foisonnent.

Quand on y regarde de plus près, la morale et la vertu ne font que masquer un besoin pressant de faire le ménage dans la concurrence, les photographes et les modèles dénonçant pratiquement toujours des concurrent(e)s direct(e)s. Professionnels voulant faire place net des amateurs potentiellement dangereux pour eux.

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