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Affichage des articles du décembre, 2011

Graham Masterton - Démences

[…] Peu après sept heures, ce même soir, un agent d’assurance de trente trois ans, Arnold Cohn, sortit de l’ascenseur au niveau 3 du parking de l’immeuble des Assurances Mutuelles du Wisconsin, et s’avança dans la travée centrale, tout en se passant la main dans les cheveux. Il avait rendez-vous avec une jeune femme, Naomi Breinstein, ce soir, pour un dîner italien, et ensuite il espérait bien l’emmener chez lui, dans son appartement de Shorewood, pour écouter des airs d’opéra. Dans son attaché-case, à part tous les rapports concernant cet incendie extrêmement suspect qui avait détruit les entrepôts de primeurs Voight, il y avait un nouvel enregistrement CD du Calife de Bagdad de François Boieldieu. Arnold était un passionné d’opéras, bien au-delà de Verdi. Ses cheveux lui donnaient des inquiétudes. Bien qu’il eût seulement trente-trois ans, il avait un commencement de tonsure, au point que s’il faisait pivoter le miroir de son armoire à pharmacie, de manière à apercevoir l’arrière de...

L’âme et la vie après la mort chez les anciens Arabes

Les Arabes païens n’avaient pas une idée bien définie de ce qu’était la vie après la mort, mais il semble qu’ils aient cru en la survie de l’âme après la mort du corps. Au moment de la mort, l’âme quittait le corps sous la forme d’un oiseau ( hàma ) qui, abandonné et désespéré, volait au-dessus du cadavre, pleurant pitoyablement son propriétaire. On rencontrait souvent ce genre d’oiseaux dans des endroits désolés, dans les cimetières, ou bien là ou quelqu’un avait connu une mort violente. Certaines âmes-oiseaux se rassemblaient près du domicile des enfants du défunt, pour leur apprendre ce qui était arrivé à leur parents. On pensait que l’âme-oiseau prenait l’aspect d’un hibou, parfois d’un aigle. Il sortait du crâne tout petit et devenait progressivement adulte avec des plumes. Si le défunt avait été assassiné, son âme-oiseau devait hanter le lieu du meurtre, vociférant : « Apaise ma soif ! Apaise ma soif ! » Seul   le sang du meurtrier, versé par vengeanc...